Pour faire plaisir à Ben, une p'tite histoire!
Je souhaiterais parler d'un match qui m'a marqué, enfin d'une épopée qui m'a marqué. Je vais revenir sur l'épopée en coupe de France lorsque l'Etendard est allé en demi-finale.
En huitièmes de finale, Brest reçoit Châlons sur Saone, club de proA emmené par le Bucheron hongrois Robert Gulyas. Habitant à l'époque Lorient et souhaitant enfin voir un match de haut niveau de basket, je décide de faire le deplacement en compagnie de mon paternel. Nous nous prenons en avance et recevons les places par courrier quelques jours auparavant. Les 150 km sont avalés en une heure trente et nous assistons alors à un super match. Brest prend rapidement le large grâce à White qui enfile les paniers à trois points comme des perles. En face, Châlons est à la ramasse et se retrouve vingt points derrière. Cerdan est en fusion et on se dit que la qualif' ne fait aucun doute. Mais Châlons n'est pas en haut de tableau de proA pour rien. Ils reviennent dans le match et passe même devant. Brest mène finalement d'un point et sur la dernière possession, Châlons sera incapable de convertir le tir de la gagne. Victoire! Je me souviens de White faisant le tour de la salle comme un gamin alors que ce dernier a vécu plein de choses dans sa carrière. Peu de temps après, il s'en ira à Nancy il me semble.
Nous rentrons à Lorient ensuite, heureux d'avoir assisté à un super match et d'avoir vu deux grandes équipes. Nous attendons le tirage au sort. brest se qualifiera pour les demi après une victoire sur un club de Nationale1 je crois. Et le tirage au sort des demis est exceptionnel: Cerdan acceuillera l'ASVEL, grande équipe emmenée Sciarra, mon joueur préféré récent finaliste des J.O., Bilba ou encore Edwards, l'un des meilleurs américains ayant joué en France. J'ai suivi toute la campagne européene de l'ASVEL sur sport+ et je suis trop heureux de les voir.
Une nouvelle fois nous faisons les 150km. Nous arrivons tôt à la salle. Tellement tôt que je ne m'aperçois même pas que je fais la queue pour rentrer derrière un grand gugus. Au contrôle des sacs, j'entends une voix devant moi :
-Ne fouillez pas le sac, je suis joueur.
Je lève la tête et je m'aperçois que je suis derrière Sciarra. Comme un môme de cinq ans, je sors mon jetable et l'attrape pour me faire prendre en photo. il accepte gentillement et se révèle vraiment sympa me remerciant à la fin pour la photo. Le monde à l'envers! Je fais de même avec Bilba mais je manque Edwards.
Puis direction la tribune. La salle est plus que comble et l'ambiance surchauffée. Brest fait jeu égal, menant même avant la mi-temps. Hicks, nouvel américain, enchaîne les dunks féroce et fait chavirer la salle. Cela ne durera pas car l'ASVEL va accelérer grâce à Pluvy ou Larranaga et l'emportera finalement facilement d'une trentaine de points. Qu'importe! La soirée fut exceptionnelle et réussie!
Depuis le virus de l'Etendard ne m'a pas quitté et je suis prêt à remettre ça dès que je peux...